AUTEURS

Les motifs 

de Laurent Mauvignier

entretiens sur l'écriture

avec Pascaline David

Quand je suis en train d’écrire, le livre est présent à mon esprit absolument tout le temps, y compris quand je dors, quand je fais mes courses, quand je voyage, quand je regarde les bambous agités par le vent dans mon jardin. On ne parle pas assez – quand on parle de comment on se met à sa table – de comment les livres nous habitent hors des moments de l’écriture proprement dite.

Les motifs de Laurent Mauvignier, Entretiens sur l'écriture avec Pascaline David

 

Qu’est-ce qui nous pousse à écrire ?

Au fil des questions, Laurent Mauvignier explore ce qui le pousse à écrire, répond toujours à la lumière d’événements et d’expériences personnelles.
Tout au long du livre, il insiste sur ce lien indissociable entre l’écriture et la vie. Car si on veut écrire, il faut se décider, un jour, à sauter dans le vide.

Dans ce grand entretien, l’écrivain nous ouvre son univers romanesque et sa boîte à outils littéraire. À la manière du peintre, il procède par petites touches et couches successives à la recherche de la plus juste vibration du motif.

Pascaline David est née en 1976. En 2014, elle fonde les éditions Diagonale avec Ann-Gaëlle Dumont. Elle publie un premier roman en 2020, La colère des simples, aux éditions Sans Escale.

Laurent Mauvignier est né en 1967. Diplômé en Arts Plastiques, il est l’auteur de nombreux romans parus aux Éditions de Minuit.
Salué par la Critique, il est une des figures majeures que compte la littérature française contemporaine.

En 2020, il publie Histoires de la nuit.
Ses romans Continuer et Des hommes ont été adaptés au cinéma.

Broché, 150 pages, 12x20 cm ISBN : 978-2-930947-04-4 Prix : 18 €

Le fils du matador

Francisco Palomar Custance

En 1975, dans une famille espagnole immigrée en Belgique, Rodrigo rêve de devenir un grand matador comme son père, le fier et flamboyant Don Jésus. La rage au ventre, la furia au corps, Rodrigo n’a de cesse de fuir l’école pour retrouver son terrain de jeu et y affronter son taureau. A la mort de Franco, tout bascule.

Né en 1963 en Belgique, de parents espagnols, Francisco Palomar Custance a suivi une formation de comédien et de mime. Il a réalisé et écrit plusieurs courts métrages.


Le fils du matador est son premier roman.

L'Affaire Magritte

un thriller de Toni Coppers

traduit du néerlandais

« Chaque chose que nous voyons en cache une autre, nous désirons toujours voir ce qui est caché. » 

René Magritte 

Toni Coppers livre avec L’Affaire Magritte un palpitant thriller littéraire. 

Alors que son héros, l’ex-enquêteur Alex Berger, lutte contre ses démons personnels, une étrange série de meurtres se déroule entre Paris et Bruxelles. Sur les lieux du crime, on retrouve chaque fois ce mystérieux message : Ceci n’est pas un suicide. 

Toni Coppers est né en 1961. Il s’est fait connaître en Flandre grâce à ses romans policiers autour du commissaire Liese Meerhout. Ses derniers livres se sont vendus à plus de 20 000 exemplaires, ont été adaptés sur VTM et ont remporté de nombreux prix tels que le prix Hercule Poirot. Il doit son succès à l’ingéniosité de ses intrigues et la profondeur de ses portraits psychologiques. 

Un roman haletant, à suspense, comme ceux auxquels le roi du crime flamand Coppers nous a habitué. Mais cette fois-ci, terriblement émouvant. Comme lecteur, vous sentez la douleur et la tristesse d’Alex Berger pour sa femme décédée. Ça vous coupe l’âme. Un hommage magnifique à Magritte.

Inge Roosen

Libraire à Standaard Boekhandel (Leuven)

Un must pour les amateurs de thrillers littéraires !

Eveline Broekhuizen

Bibliothécaire à NBD Biblion (Zoetermeer, Pays-Bas)

Les mondes possibles

de Jérôme Ferrari

entretiens sur l'écriture avec Pascaline David

Je ne peux pas écrire quelque chose en quoi, d’une certaine manière, je ne crois pas. Je sais bien que c’est de la fiction mais, en même temps, il faut que j’y croie. Il faut que j’y croie parce que sinon pourquoi irais-je l’écrire ? Il faut que j’y croie et que ce soit comme si je regardais quelque chose qui se déroule dans une espèce de petit monde.

Extrait "Les mondes possibles de Jérôme Ferrari

Entretiens sur l’écriture avec Pascaline David"

Éditions diagonale, A paraître 

Saisir les secrets de la création en regardant par-dessus l’épaule d’un grand écrivain tandis que le texte s’élabore, c’est peut-être là le désir de tout nouvel auteur. Dans ce grand entretien, Pascaline David lève le voile sur le travail d’écriture et l’univers romanesque de Jérôme Ferrari.

L’écrivain aborde des thèmes aussi variés que le rôle de l’enfance dans le déploiement de la vocation romanesque, la construction de personnages, la mise en œuvre de la langue, l’élaboration du récit ou le travail de l’écriture proprement dit.

Pascaline David est née en 1976. En 2014, elle fonde les éditions diagonale avec Ann-Gaëlle Dumont.

Jérôme Ferrari est né en 1968. Philosophe et écrivain, il est l’auteur de nombreux romans parus chez Actes Sud dont Le Sermon sur la chute de Rome qui a remporté le prix Goncourt en 2012 et À son image, prix littéraire du journal Le Monde2018 et prix Méditerranée 2019.

Autour de la flamme,

Daniel Charlez d'Autreppe

Je quitte parfois ma chaise pour aller inspecter sans faire de bruit les ombres, les rides, la peau du visage de Padolphe, où pousse une barbe imperturbable que maman vient faire tous les deux jours. Il se prête à ce rituel avec grâce et peut-être avec reconnaissance : sa fille le manipule avec douceur, c’est comme un bouquet de baisers, elle lui relève la tête, lui pince le nez, lui tend la peau du cou, l’embarbouille de mousse et passe le rasoir à manche avec de tendres précautions ; c’est l’un des rares moments où elle ne se laisse pas pousser dans le dos par Sainte-Besogne ; elle offre à son papa un peu de son temps et il la remercie d’un sourire oculaire.

 

Extrait, Autour de la flamme, Daniel Charlez d’Autreppe,

éditions diagonale, février 2017

Autour de la flamme est un roman vibrant qui nous emmène au plus près des mouvements intérieurs du narrateur. Récit en fragments qui traverse les années et retrace une géographie intime, celle de Georges. L'enfance et l'affection pour son grand-père, la découverte de la littérature, son premier travail de bureau, les aléas du couple, l'amitié, la maladie. Et la mort, dévoilée sans fard, nous offrant une expérience de lecture saisissante.

Daniel Charlez d’Autreppe signe ici son second roman. Il a précédemment publié sous un pseudonyme « Le deuil dans le miroir » aux Editions Baleine (France).

 

La terre n’était maintenant plus qu’à cinquante millions de kilomètres du soleil et était irradiée d’un flux solaire ultraviolet sept fois plus puissant que d’ordinaire. L’eau des océans s’évaporait à toute allure, tandis que la proximité combinée de Mercure et du soleil provoquait des raz de marée terrifiants qui engloutissaient les mégapoles humaines. (...) Il fallait agir vite. C’est à ce moment-là qu’une secrétaire amidonnée s’est pointée à ma table en me disant que Nishimura Sensei voulait me voir.

- Ima ? Maintenant ? demandai-je.
Elle parut surprise... On ne faisait pas attendre le Sensei.

 Extrait, Le Modèle, Manuel Capouet, éditions diagonale, octobre 2016

Manuel Capouet signe avec Le Modèle un roman d’une exceptionnelle originalité et actualité.

Jacques-san, jeune chercheur en climatologie, nous offre une percée rare dans les arcanes de la simulation climatique à Tokyo et dévoile au lecteur l’envers du décor des prédictions planétaires.

Et si le futur s’annonce en catastrophes multiples dans la chambre de notre universitaire quelque peu extravagant, les gens se bousculent à sa porte pour savoir s’il vaut mieux investir dans le vin en Chine ou cultiver des insectes sur la bande côtière de la province pakistanaise de Sind.

Le roman évolue avec humour et légèreté, posant un regard tendre et amusé sur les codes et rituels de la société japonaise. Il nous embarque aux confins de la beauté de notre Terre, nous rappelant que l’essentiel est de vivre, d’observer, de goûter au silence. Sagesse nippone. 

Le Modèle, Manuel Capouet

Quand les ânes de la colline sont devenus barbus, John Henry 

J’avais glissé une photo de Jackie Kennedy dans la poche de mon pantalon et le soir je la posais sous mon oreiller et je dansais, dansais jusqu’à en devenir ivre. Mes sœurs disaient : on est si fières de toi, Jack, tu deviendras le plus fortuné et le plus beau de la colline. (…) Le sol tournait et mes sœurs riaient fiévreusement et soudain il n’y avait plus de problèmes, il n’y avait jamais eu aucun problème et il n’y aurait jamais plus d’obstacle dans nos vies, je voulais que ce moment demeure éternel, dans la jouissance naïve de l’instant, que demain mes sœurs et moi nous sortions acheter de beaux vêtements et que nous vendions ensemble des œufs en étoile, aux carrefours de la ville. (…)

           -Un jour vous marcherez dans la rue avec moi, le visage          découvert et nous danserons jusqu’à devenir fous.

          -Tu sais que ce n’est pas possible…

          -Il nous faudrait quitter l’Afghanistan.

 

Extrait, Quand les ânes de la colline sont devenus barbus, John Henry

éditions diagonale, mars 2015

Dans une langue tendre et poétique, l’auteur nous livre une aventure hors du commun, inspirée de faits réels, et signe un premier roman vibrant, percutant.

 

A cause de la folie des hommes, Jack de Kaboul épouse une vie paradoxale, tissée sur le fil. Résister jusqu’à embrasser une double vie, forcer le destin et s’enfuir, tel est le prix de la liberté pour certains enfants d’Afghanistan.

La vie en ville, 

Damien Desamory

 Lorsque je rentrai chez moi, je remarquai, devant ma porte, un os. Un os plat, un sternum ou un bout d’omoplate. Pas très grand, six centimètres sur quatre.  Partiellement rongé avec encore des lambeaux de chair brunâtres et séchés. Je considérai longuement l’os du regard, la clé à la main. D’une certaine manière, ce n’était qu’un os. Mais, par ailleurs, cet os avait quelque chose d’inquiétant. Il se trouvait exactement devant ma porte, en plein milieu du palier. (…) Coïncidence ? Il ne m’arrivait jamais rien habituellement. Et maintenant, tout cela. Est-ce que je l’avais souhaité en ouvrant la porte à Ferran comme je l’avais fait, perdu dans mon ennui chronique à la recherche de la vie ?  

 

Extrait "La vie en ville" de Damien Desamory 

Au creux du vide et de la solitude, une spirale naît, se lève au fond de la ville et annonce le typhon prochain. Cela commence par un rien, là-bas par un os, ici par un viel ami qui gratte à la porte de l'hôtel où travaille de nuit, Antal, le personnage principal du roman.

Ce conte urbain se distingue par le ton enlevé et l'humour de son auteur. C'est un roman léger et vif qui esquisse avec tendresse le portrait d'une génération marquée par l'ennui, avide de trouver sa place dans la société, quitte à perdre le contrôle pour renouer avec sa liberté et son instinct. 

Les conquêtes véritables,

Nicolas Marchal 

Oui c’est vrai, elle n’a pas tort, d’ailleurs elle pense toujours à tout, on sera bien mieux ici en attendant, pour les enfants c’est l’idéal, le grand aura de l’espace pour jouer, des arbres et des escargots à écraser, de drôles de pierres à retourner, des choses molles, et puis pour le petit, qui vient juste de naître c’est parfait parfait, une salle de bains incroyable pour bien ranger toutes ses liquettes, une cave pour la machine à lessiver, et la cuisine mon amour tu te rends compte la cuisine, presque de restaurant.  

             

Extrait  "Les conquêtes véritables" - Nicolas Marchal, Prix Première 2009

On lira attentivement ce qui nous est livré ici sur cette quête acharnée, dérisoire et immense à la fois, conquête toujours insatisfaite, toujours recommencée et toujours, pour une part, incommunicable.

 

Hommage vibrant à la littérature. Derrière les vitraux sombres, démodés, on écrit des livres sans même savoir s’il fait beau dehors, ou s’il pleut. (Révérence, encore, à Rimbaud : « Je suis le savant au fauteuil sombre. Les branches et la pluie se jettent à la croisée de la bibliothèque. ») Faisait-il beau dehors, ou pleuvait-il tandis que Nicolas Marchal se lançait dans ses conquêtes véritables ? Peu importe, sans doute. Mais qu’il nous offre encore, derrière des vitraux sombres, démodés, d’autres romans d’une telle élégance et d’une telle légèreté.                  

                                                                                                                                                                                                                                                                 Paul Emond

 

Nouveauté février

2020 

 

En coédition avec

Actes Sud

 

 

Finaliste

Prix SENGHOR

2017

 

Finaliste 

Prix des

lecteurs

CLUB

2017

Finaliste Prix Roberval 2017

 

 

 

LAUREAT 2016 au

Festival du premier roman de Chambéry

PRIX DE LA ROQUETTE (ARLES)

2015

Prix Première 2009

Editions diagonale, réédition février

2014